Les théories classiques sont fondées sur l'hypothèse qu'il n'existe pas de conflits d'intérêts entre diverses catégories d'actionnaires (= ce qui est bon pour la firme l'est aussi pour la totalité des actionnaires). Controverse entre les tenants de la "neutralité" (MM) et ceux qui estiment qu'il y a une relation positive entre le taux de distribution et la valeur de l'action.
Les théories récentes considèrent qu'il existe des différences entre les diverses catégories de participants au marché financier, des différences de niveau d'information et d'intérêts (théorie des signaux et de l'agence).
Le comportement des entreprises en matière de distribution est décrit par le modèle d'ajustement partiel de J. Lintner (1956), selon lequel le marché sanctionne positiviement la stabilité ou la croissance graduelle du dividende.
B. Graham et D.L. Dodd : un dollar distribué en dividendes a, en moyenne, sur le prix de l'action un impact 4 fois supérieur à celui d'un dollar de bénéfices mis en réserves. Contredit par MM, qui rééditaient là leur coup de force de 1958 à propos de la politique d'endettement.
La distribution de dividende a un contenu informationnel indéniable, mais MM le jugent transitoire. Il a aussi été expliqué que selon leurs ressources, les investisseurs avaient des préférences en termes de dividendes.
En introduisant la fiscalité, des auteurs tels que MJ Brennan ont totalement rejeté MM. Au total, il est possible de neutraliser, mais seulement partiellement l'impact de la fiscalité.
Toutes les théories précédentes étaient basées sur le concept d'efficience des marchés, mais la théorie des signaux prend en compte les asymétries d'information et la théorie de l'agence les divergences d'intérêts entre les différents participants à l'entreprise.
Pour la théorie des signaux, S. Ross, se basant sur G. Akerlof, K.J. Arrow et surtout A.M. Spence, explique que comité d'entreprisequi est réellement évalué par le marché ne sont pas des taux de rentabilité connus mais des taux de rentabilité perçus. Les insiders possèdent des informations sur la valeur des titres que ne possèdent pas les autres participants au marché. Les premiers modèles de signalisation élaborés en matière de politique de dividendes sont loin de fournir une explication satisfaisante du comportement des firmes en la matière. K. John & J. William (1985) = modèle de signalisation fondé sur le concept de dilution : indépendamment de sa valeur de marché, une action représente un droit à la perception du dividende.
R. H. Coase et A.A Alchian ou H. Demsetz sont des pionniers de la théorie de l'agence, fondée par MC Jensen et W.H. Meckling (1976) : il ne faut pas traite la firme comme un individu mais comme une fiction légale basées sur des relations contractuelles entre individus. Le comportement de la firme est comparable à celui d'un marché, résultante d'un processus d'équilibrage complexe. La théorie de l'agence contient en quelque sorte la théorie des signaux. La théorie de l'agence montre clairement que la structure de propriété de nombreuses entreprises occasionne des coûts d'agence liés à la gestion des divergences d'intérêts entre les insiders et les outsiders, et que la mise en distribution de dividendes, à des taux de payout parfois élevés, contribue de manière signification à la réduction de ces coûts. La théorie permet aussi d'expliquer certains comportements de distribution comme une manière de régler les conflits d'intérêt entre actionnaires et obligataires.
Compétences en finance de marché et finance d'entreprise
fonds communs de placement .com - All rights reserved